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L’explosion de la bulle financière inquiète. L’inflation bouleverse en effet les fondamentaux de la valorisation des actifs et immobiliers. La fin de l’argent abondant et gratuit coupe le robinet qui alimentait l’inflation des actifs. Et attaque en même temps la rentabilité financière des entreprises endettées. Le krach rampant est déjà là. Les marchés craignent maintenant qu’il ne se transforme en véritable conflagration, le mois d’octobre, hanté par le souvenir de ses journées noires, faisant figure d’épouvantail. La bulle de l’argent gratuit exploserait-elle, est-ce nécessairement une catastrophe ?


Pas de conséquences surdimensionnées a priori


En première analyse, cela produit des effets de richesse négatifs qui viennent s’additionner au rognage du pouvoir d’achat par l’inflation. Mais ces effets se concentrent, on le sait, sur les plus fortunés, c’est-à-dire, sur la frange de la population qui a la plus faible propension à consommer. L’effet de ce type de choc est significatif dans les économies les plus financiarisées, celles où la détention d’actions est très démocratisée, via le système de retraite par capitalisation notamment, à l’instar des pays anglo-saxons. Mais même dans ces économies, il demeure de deuxième ordre. C’est un choc qui est lissé, les détenteurs, exposés à long terme, attendant des jours meilleurs.


Ce qui est davantage à craindre lorsque ce genre de choc se produit, c’est ce que l’on découvre sous le tapis en termes de prise de risque des agents financiers à portée systémique. Sur le papier, le durcissement des règles prudentielles après 2008 est censé avoir assaini le système. Notamment en réduisant l’exposition directe et indirecte des banques sur les produits dérivés les plus toxiques et sur les acteurs de la finance fantôme pariant à découvert sur les marchés de gré à gré. En réduisant aussi l’opacité de la titrisation, qui avait gangréné sournoisement le bilan des banques de créances douteuses dans les années 2000.


In fine, si les banques doivent souffrir, ce sera par le canal de la défaillance éventuelle de grandes entreprises, de fonds d’investissement ou de banques d’investissement qui ont abusé du levier d’endettement. C’est classique. Les crises dégradent par ricochet la qualité des créances bancaires. Mais les banques centrales veillent au grain. En vertu du « to big to fail », plus que jamais de mise après le trauma Lehmann Brother. Reste néanmoins que la remontée des taux dégrade les bilans privés et induit une plus forte sélectivité et rationnement du crédit. Avec néanmoins, un degré de cash des agents privés (fonds ou entreprise) qui modère le risque d’illiquidité.


Du côté des géants de la gestion, la taille exorbitante de leur portefeuille peut donner aussi le vertige. Mais là encore, ces gérants opèrent pour le compte de clients. Ce sont ces clients qui essuieront les pertes et non les gérants qui se rémunèrent en commission, sans s’exposer directement.


Bref, si la bulle explose, rien n’indique que ses conséquences seront surdimensionnées. Après tout, les économies développées ont enchainé les krachs depuis 1987, sans basculer dans la grande dépression, et sans arrêter finalement le mouvement de lente érosion du taux de chômage…


Bulle de l’emploi et bulle entrepreneuriale


… Sauf à considérer que la bulle de l’argent gratuit n’a pas pour seul déséquilibre une bulle financière, MAIS trois bulles imbriquées : bulle des prix actifs, bulle de l’emploi et bulle entrepreneuriale. L’argent gratuit n’a pas seulement été le carburant de la spéculation. Il a été un formidable facteur d’atténuation des pressions en matière de rationalisation des coûts d’exploitation. La baisse des charges d’intérêt a permis notamment de verser plus de dividendes et de dégager du cash, sans faire porter l’effort sur la chaîne des coûts en amont, libérant de l’oxygène sur l’emploi et la sous-traitance. Et c’est probablement l’une des raisons majeures expliquant l’incroyable déconnexion des performances d’emploi et de croissance en France, qui ne cesse de s’amplifier depuis 10 ans. Et c’est ce même argent gratuit qui explique aussi l’incroyable bilan de la création d’entreprises en France, avec une floraison d’entreprises individuelles, mais aussi de sociétés, avec de surcroît une mortalité étonnamment basse depuis la crise sanitaire.


Derrière cela se profile une autre bulle, celle du capital-investissement qui demeure en apesanteur, et continue à booster l’amorçage et le développement de la Tech, en dépit des signaux noirs qui s’accumulent.


Une anomalie, donc, celle des taux zéro, mais au moins trois bulles. Qui, si elles explosent, produiront plus qu’un effet de richesse et feront revenir brutalement au premier plan les logiques de rationalisation, au détriment de l’emploi et de la croissance.


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