La revue audiovisuelle de l'économie, la stratégie et du management
CONNEXION
Newsletter #006A9E
économie #00aeef
stratégie & management #572475
business #C43031
Fenêtres ouvertes sur la gestion #F9BE13
secteurs

Secteurs

#1BB899
campus

Campus

#7030A0
chaînes partenaires

Partenaires

#BABEC4
Qui sommes-nous ?

QSN

#006A9E
ACCUEIL ECONOMIE Décoder l'éco Jeunes chômeurs de...
https://player.vimeo.com/video/122384617?autoplay=1 Pascale-Mollo-Jeunes-chomeurs-de-l-Europe-du-Sud-destination-Allemagne--1754.jpg
23/07/201303:16
Xerfi Canal présente l'analyse de Pascale Mollo, Chargée de mission Xerfi

Il y a un domaine dans lequel Angela Merkel veut bien tendre la main à l'Europe du Sud. C'est l'emploi des jeunes.  Il est vrai qu'avec la crise, les barrières dressées devant les jeunes face au marché du travail ont littéralement explosé : +50% en 5 ans et un taux de chômage qui grimpe à 23% pour les moins de 25 ans. Parmi les cancres, il y a la Grèce (55,3%) et l'Espagne (53,2%). A l'opposé, l'Allemagne obtient le prix d'excellence avec un taux de 8,1%. A 24,3%, la France, elle, se classe entre la Suède et la Lituanie.

Sans surprise, c'est donc l'Allemagne qui compte le plus d'arrivées. La première économie de la zone euro a ainsi absorbé 1 million de migrants en 2012. Un record absolu depuis 1995. Entre 2011 et 2012, le nombre de Grecs qui ont pris le chemin de l'Allemagne a bondi de 73%, celui des Espagnols et des Portugais de presque 50% et celui des Italiens de 35%, d'après l'OCDE. Au total, 130 000 Européens du Sud ont rejoint l'Allemagne en 2012. Et si celle-ci joue la carte des flux migratoires, c'est bien parce que sa démographie décline et que son industrie a besoin de main d'œuvre.

Alors certes, les statistiques disponibles ne permettent pas d'identifier avec précision le niveau des travailleurs émigrés d'Europe du Sud ni leur catégorie d'âge, mais les 20-29 ans formeraient l'essentiel des troupes et ils sont bien souvent diplômés. Les diplômés de l'enseignement supérieur en panne sur le marché du travail sont ainsi 19,7% en Grèce et  17% en Espagne, contre seulement 2,5% en Allemagne. Et en France, la part des jeunes diplômés français ayant trouvé un emploi à l'étranger a augmenté de 3 points entre 2011 et 2012, selon la dernière enquête de la Conférence des Grandes Ecoles. Et le flux n'est pas près de se tarir : 75% des étudiants français seraient prêts à faire leur valise pour obtenir un emploi, contre 61% des étudiants des pays de l'OCDE ayant participé à une étude du cabinet de conseil Universum.

Pour autant, la mobilité des jeunes entre pays membres est-elle une solution à la crise ? Désertée par plus de 300 000 jeunes depuis 2000, l'Italie s'inquiète. Le chef du gouvernement les a récemment invités « à revenir pour contribuer à la reconstruction du pays » tandis que le patron des patrons transalpins a, lui, estimé à 5 milliards d'euros la perte en coût de formation. Ces flux migratoires risquent donc bien de creuser l'écart entre une Europe du Nord, productive et qualifiée, et une Europe du Sud en train de devenir un désert économique. Certes, en théorie cette mobilité du travail est censée rééquilibrer les niveaux de productivité entre pays du Sud et pays du Nord de l'Europe. Elle allège aussi le coût du chômage. Mais dans la pratique, elle ne fait que creuser les écarts, hypothèque la croissance future des pays du Sud et profite avant tout à l'Allemagne.

Pascale Mollo, Jeunes chômeurs de l'Europe du Sud : destination Allemagne ?, une vidéo Xerfi Canal
                                                


En savoir plus

Mots clés : Europe / Zone euro

x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal
Déjà utilisateur
Identifiant/email :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple email / mot de passe n'est pas valide  
 
x
Veuillez saisir l'adresse e-mail utilisée pour créer votre compte Xerfi Canal.
Email :
S'identifier