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Ce « milliardaire bashing » qui masque l’essentiel

Publié le lundi 21 février 2022 . 4 min. 11

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Mon billet libéral du jour porte sur ce qu’on pourrait appeler le business du « milliardaire bashing ». Ou comment une obsession intéressée masque l’essentiel…


A la veille du sommet de Davos, l’ONG Oxfam a une nouvelle fois publié un rapport qui se veut accablant. Qu’on en juge…


La fortune des milliardaires dans le monde a davantage augmenté en dix-neuf mois de pandémie qu’au cours de la dernière décennie. Oxfam poursuit : en France, avec les 236 milliards supplémentaires « engrangés » sur la même période, on pourrait quadrupler le budget de l’hôpital public ou distribuer un chèque de 3500 euros à chaque Français.


On connaît la musique. Pour stimuler les levées de fonds, Oxfam crée de la conflictualité à même de mobiliser ses donateurs. Un marketing de la colère construit avec efficacité sur des calculs économiques aussi spectaculaires qu’approximatifs.


La dernière livraison met en scène trois sous-entendus :


Un : les milliardaires ont profité de la pandémie quand, dans le même temps, le virus provoquait une intensification de la pauvreté chez les oubliés de la relance.


Deux : l’argent public versé sans condition par les gouvernements et la création monétaire des banques centrales a constitué une aubaine pour les milliardaires, enrichis par la montée des cours de Bourse davantage que par, je cite, « leur choix stratégique brillant »…


Trois : cette richesse accumulée justifie l’urgence d’une réforme fiscale. Oxfam France propose un plan clé en main qui permettrait de récolter 65 milliards d’euros supplémentaires par an – quarante fois l’IFI !


Face à tant de caricature, inutile de réfuter les arguments point par point.


Oui, les records des Bourses mondiales profitent aux investisseurs et à ceux qui ont coté leur entreprise. Mais ils n’appauvrissent personne. Et cet enrichissement est latent et potentiel, il peut s’évaporer à tout moment.


En ce sens, il ne s’agit pas à proprement parler d’argent à distribuer. Sauf à considérer que le prochain krach réduira comme par enchantement la pauvreté dans le monde…


Et puis, avant de doper les marchés, la politique monétaire expansionniste et les plans de relance ont surtout permis de financer des politiques sociales généreuses comme jamais pour éviter une explosion des faillites, du chômage et de la pauvreté.


Mais, c’est vrai, comme l’explique l’économiste Patrick Artus, « le prix à payer, c’est la hausse des inégalités de patrimoine, car les taux zéro font aussi grimper les prix des actifs. »


Tout à son obsession anti-riches, Oxfam passe à coté d’une problématique plus fondamentale soulignée par Patrick Artus : le flot d’argent pas cher a provoqué un boom des prix de l’immobilier – 12 % en moyenne dans l’OCDE, 7 % en France.


Et l’économiste de poursuivre son raisonnement : on crée ainsi une rente pour les propriétaires, on appauvrit les acheteurs, les primo-accédants au premier chef, on stérilise l’épargne, stockée dans des biens immobiliers trop chers…


Le voilà le risque politique et social : la bulle favorise l’enrichissement patrimonial, y compris des donateurs d’Oxfam, et creuse les inégalités de patrimoine.


Patrick Artus toujours : pour les plus jeunes, c’est la double peine : ils paient plus cher leur logement et l’investissement fait aujourd’hui pour préparer leur retraite leur assurera un revenu plus faible dans le futur.


Sans doute moins vendeuse que l’idéologie anti-riches, cette rupture générationnelle majeure mérite pourtant toute notre attention.


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