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Dette publique : un retour en grâce dangereux

Publié le mardi 15 février 2022 . 4 min. 27

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Mon billet libéral du jour porte sur la dette publique.

Pour la troisième fois en dix-sept ans, Michel Pébereau s’est alarmé en décembre de la dégradation des finances de la France.

En 2005, l’ancien PDG de BNP Paribas proposait de « rompre avec la facilité ». La dette pesait alors 67 % de la richesse nationale.

Lorsqu’en 2017, il récidive sous le titre « état d’alerte », elle dépasse 98 % du PIB.

En 2020, on le sait, les effets de la pandémie l’ont portée à 115,6 %. Et Michel Pébereau insiste : il faut, écrit-il, que « nous nous convainquions, collectivement, des méfaits des déficits, et que nous triomphions de notre addiction à la dépense publique qui en est la cause. »

Soyons franc, cet appel a peu de chance d’être entendu. Dommage car la politique budgétaire est première. Première parce que la dette pose la question de la dépense et plus encore de son efficacité, donc du pouvoir de l’action politique, donc de la crédibilité de la parole politique, donc de l’avenir d’une démocratie affaiblie par ses impuissances.

Mais à tout problème, les apprentis sorciers du déficit permanent continuent d’apporter la même solution : toujours plus.
Ce n’est pas nouveau.

Ce qui l’est plus, c’est que le contexte peut sembler leur donner raison sous des prétextes fallacieux. C’est le retour en grâce de la dette.

D’abord, les taux d’intérêt nuls rendent la dette soutenable. Imaginez que sa charge sera de 38 milliards d’euros cette année alors qu’elle se chiffrait à 45 milliards en 2005 pour un endettement public presque deux fois moindre.

Mais sommes-nous si sûrs que les taux ne finiront pas par remonter ? Et sommes-nous prêts à assumer cette charge supplémentaire ?

Ensuite, avec son « quoi qu’il en coûte », la gestion réussie du choc pandémique a réhabilité la politique keynésienne. A raison. Et avec succès puisque la crise sanitaire a été jusque-là mieux gérée que celle de 2008.

Mais ce keynésianisme hémiplégique, c’est-à-dire bloqué sur le volet dépenses, est-il soutenable si une fois la croissance revenue nos dirigeants répugnent à réduire le déficit pour se donner les moyens de préparer un avenir décarboné ?

Car enfin, sur le plan académique, la théorie monétaire moderne, venue de la gauche radicale américaine, défend qu’un Etat peut, sous conditions, dépenser sans limite, sans inflation et sans tension sur les taux d’intérêt dès lors que le déficit est financé par création monétaire.

Dans ce contexte, ne faut-il pas abandonner les vieilles badernes sur la rigueur budgétaire et les réformes « structurelles » ?

De petits alchimistes de la finance facile vendent l’accès à un monde merveilleux de « déficits sans pleurs » où il est possible, comme aurait pu le dire Jacques Rueff, « de donner sans prendre, de prêter sans emprunter et d’acquitter sans payer ».

Une fois que la vague du « quoi qu’il en coûte » se sera retirée, reviendra pourtant la question de l’efficacité de la dépense. La crise des Gilets jaunes a montré que, face à l’Etat providence, les Français estimaient ne pas en avoir pour leur argent…

Comment expliquer par exemple que la politique du logement mobilise trois fois plus de ressources que la moyenne européenne alors que la dépense restant à la charge des ménages est la plus élevée de l’Union ?

Comment accepter qu’en fin de primaire, 40 % des élèves n’aient pas les bases en français et en maths alors que le budget de l’Education nationale est supérieur en proportion à la moyenne de l’OCDE ?

Répondre à ces questions, c’est revenir sur terre à propos de l’utilité de la dépense, et donc de la dette. Mais qui est prêt à atterrir en campagne électorale ?


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