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Pouvoir d’achat : produire plus pour gagner plus ?

Publié le mardi 5 avril 2022 . 4 min. 36

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Mon billet libéral du jour traite d’un incontournable de nos campagnes présidentielles : les promesses de hausse du pouvoir d’achat.

Avant même la flambée des prix de l’énergie provoquée par la guerre en Ukraine, le pouvoir d’achat était en tête des préoccupations des Français.

En concurrence, tous les candidats ont dégainé leur martingale pour accroître les salaires des ménages : de la traditionnelle revalorisation du smic à la réduction ciblée de la TVA, en passant par toutes sortes de primes et de baisses de charges…

Avez-vous remarqué? Aucune mesure ne sort du lot. La faute au manque de crédibilité des candidats – on pense au rétropédalage d’une candidate sur la hausse de 10% des salaires. La faute à des mesures usées à force d’être vendues et revendues – on pense aux heures sup, ciblées par Nicolas Sarkozy en 2007, par Emmanuel Macron en 2019 et de nouveau dans les programmes cette année !

La faute aussi à ce sentiment diffus que la redistribution touche sa limite vu le niveau record de nos dépenses publiques. Et que l’allégement des charges, proche du maximum sur les bas salaires, finira par affaiblir le financement de notre modèle social. Bref, que l’Etat ne peut pas tout, et le futur Président avec lui.

Qui osera dès lors défendre cette vérité économique ? Le meilleur moyen d’améliorer le niveau de vie, c’est de travailler et de produire davantage.

En France, cette assertion trouble tant la réduction du temps de travail est un totem. Et pourtant…

Levons un quiproquo. Travailler plus, cela ne signifie pas que chacun doit travailler davantage, mais bien que davantage de Français doivent travailler.

Dans France, le grand redressement, la Fondation Concorde dresse un comparatif instructif.

Le taux d’emploi mesure l’utilisation des ressources de main-d'œuvre disponibles. Il s’obtient en divisant le nombre d’actifs occupés par la population en âge de travailler.

Si la France avait le taux d’emploi de l’Allemagne, nous aurions 4 millions d’emplois supplémentaires. Avec la moitié de cette différence et la production associée, la Fondation Concorde a calculé que le niveau de vie des Français augmenterait de près de 7%.

Même hausse de 7% pour les recettes fiscales et sociales, «procurant, je cite, un excédent budgétaire d’autant plus confortable que les dépenses de redistribution auront été réduites par le développement de l’emploi. »

Rappelons une règle : le niveau des salaires d’un pays dépend du niveau de sa production de richesse.

Une fois encore, la Fondation Concorde illustre cette loi de manière éclairante. Prenons le salaire des infirmières en hôpital, mis en lumière à l’occasion de la crise pandémique.

A 42.700 euros annuels pour une infirmière française, ce salaire figure au 18e rang des trente-quatre pays membres de l’OCDE alors que la France se classe 19e en termes de richesses produites par habitant. Les travailleurs frontaliers savent que l’on gagne mieux sa vie dans les pays riches. C’est 46% de plus en Suisse.

Cette différence s’explique par un modèle diamétralement opposé au nôtre.

Un: les Suisses travaillent davantage, chacun et au global, puisque le taux d’emploi – le plus élevé de l’OCDE – dépasse 80%, contre 65,6% en France.

Deux: la Suisse mise sur la production et l’industrie: cette dernière représente 25% du PIB, le double de notre taux!

Au final, le PIB par habitant s’élève à 76.000 euros, contre environ 64.000 euros chez nous.

Elle est peut-être là l’origine de la défiance démocratique: les électeurs pressentent bien qu’un pays qui s’appauvrit ne peut promettre une élévation continuelle de son niveau de vie…


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