Connexion
Accédez à votre espace personnel
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégie & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?


Préserver le capitalisme libéral face aux monopoles

Enregistré le vendredi 22 mars 2019 . 3 min. 30

https://player.vimeo.com/video/324142100?autoplay=1 Thierry-Philipponnat-Preserver-le-capitalisme-liberal-face-aux-monopoles-306345406.jpg picto
Voir plus tard
Partager
Imprimer

De façon invariable, lorsqu’une décision prise par une autorité heurte les intérêts ou la volonté d’une autre autorité, les accusations de dogmatisme ou de naïveté se mettent à fuser.

Ce scénario s’est vérifié, une fois encore, dans la réaction des Etats français et allemand au blocage de la fusion Alstom-Siemens par la Commission européenne. On sait que le couple franco-allemand, outré par la décision de la Commission, propose désormais d’enlever le dernier mot en matière de fusions à la Commission européenne pour le donner aux Etats membres de l’Union.

L’argumentation de la France et de l’Allemagne soulève le spectre du monopole étatique ferroviaire chinois CRRC, et affirme comme solution la création d’un monopole privé européen réputé seul capable de faire face à l’envahisseur.  Mais, de façon frappante, cette argumentation ne pose pas la question de savoir si une fusion des entreprises Alstom et Siemens aurait été bénéfique pour leurs clients, pour les usagers des trains qu’elles construisent, pour leurs salariés ou pour leurs actionnaires.  

La question sous-jacente est à la fois celle du système économique et celle de la gouvernance économique que nous souhaitons développer.

Si le capitalisme libéral doit avoir un sens, il consiste à établir des règles du jeu et à les faire respecter afin qu’un équilibre soit trouvé entre les intérêts souvent divergents des parties-prenantes.  C’est ce à quoi travaille la Commission européenne par le truchement de sa politique de la concurrence. Par contraste, le capitalisme monopolistique, qu’il soit étatique ou privé, procède d’un jeu de domination du marché visant à imposer ses conditions aux clients et, plus largement, à la société. Les deux situations, on le voit, sont aux antipodes l’une de l’autre.

Par ailleurs, une gouvernance économique saine doit reposer sur une élaboration des règles du jeu par le pouvoir politique combinée avec une mise en œuvre de ces règles par des autorités administratives protégées des soubresauts de la vie politique. Malheureusement, la tentation est permanente pour les responsables politiques d’intervenir dans les décisions d’espèce, ce qui conduit immanquablement à des situations indésirables, témoin, pour ne prendre que deux exemples, les 31 milliards d’euros déboursés par le contribuable italien depuis 2015 pour sauver des banques qui n’auraient pas dû l’être, ou témoin les discussions en cours sous le haut patronage de l’Etat allemand pour rapprocher Commerzbank et Deutsche Bank.

Dans le cas du secteur ferroviaire comme dans bien d’autres, protéger le marché européen d’une concurrence déloyale d’entreprises non-européennes relève du contrôle de l’accès aux marchés et, le cas échéant, du filtrage des investissements étrangers mais pas du renoncement à une politique de la concurrence seule capable de contrôler la tentation naturelle du capitalisme vers le développement de monopoles indésirables.

En économie, comme en politique, la question est de savoir si nous devons renoncer à notre façon de faire pour adopter les pratiques du camp d’en face. Devons-nous renoncer à la démocratie ? Devons-nous renoncer à encadrer par des règles de concurrence adéquates un capitalisme qui, livré à lui-même, aura une tendance naturelle à tout écraser ?


x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Veuillez saisir l'adresse e-mail utilisée pour créer votre compte Xerfi Canal.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER