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Lorsque des responsables politiques, des élus, des acteurs socio-économiques locaux, des représentants de l'État se penchent sur le futur d'un territoire en mal de développement économique et social, une des pistes venant immédiatement à l'esprit est celle de « l'innovation ». Rien de bien surprenant dans ce réflexe. C'est que, dans un contexte d'économie développée, une idée s'est ancrée dans les esprits : face aux dynamiques de globalisation et de délocalisation des activités productives, la compétitivité passe pour beaucoup par l'innovation. Dans la même logique, les sorties de crise devraient se faire par le haut, donc par l'innovation.


Dans le monde de l’entreprise, c'est là une idée forte et assez efficace. Et qui n'est pas pour nous déplaire. Mais quand il s'agit de développement économique et social des territoires, ce réflexe pro-innovation perd en légitimité car il est le plus souvent déformé en chemin, et pour tout dire passablement trahi.


Car, par innovation, chacun semble entendre tout naturellement « nouvelles technologies », et corollairement « R&D », puisqu'il faut bien développer ces technologies nouvelles et se les approprier. Et derrière R&D, chacun semble en fait entendre « recherche » tout court car, bien entendu, il s'agit toujours de penser l'avenir du territoire « à long terme ». Et comme les leviers à la disposition des acteurs publics sont plus ceux de la recherche publique que de la recherche industrielle, c'est rapidement de « recherche publique » dont il est question ; et les mécanismes d'allocation de ressources de la recherche publique ont tôt fait d'orienter les budgets et les postes vers la vraie et bonne science, celle qui passe par la « recherche fondamentale ».


Quand toutes les études économiques, reprises par les discours politiques, suggèrent que nous vivons dans une économie de la connaissance, qui oserait aller à l'encontre de la production de connaissance dans ce qu'elle a de plus noble et de plus pur ? CQFD.


C'est comme si opérait une sorte d'équation improbable selon laquelle :


Compétitivité économique ˜ Innovation ˜ Nouvelles technologies ˜ R&D ˜ Recherche ˜ Recherche publique ˜ Recherche fondamentale.


D'à peu près en à peu près, cette succession de raccourcis tous discutables conduit à un raccourci global d'autant plus pervers qu'il est fallacieux ... sans être pour autant totalement infondé.


Il ne saurait en effet être question de nier que les innovations qui touchent notre quotidien, le téléphone mobile, le GPS, Internet, ou l’ARN messager, découlent pour une large part d'activités de recherche fondamentale qui ont été conduites en amont, le plus souvent sans autre finalité que de vouloir observer et comprendre le monde, que ce soit en physique des particules ou en biologie moléculaire. Mais si l'activité scientifique irrigue indéniablement le monde de la technologie et de l'application, elle ne suffit pas à elle seule à déclencher l'innovation, le développement économique et le progrès social. Et elle n'en est pas non plus une condition nécessaire. Ou plutôt, si la science est un ingrédient indiscutable du développement économique au niveau planétaire, cela fonctionne de façon autrement plus complexe et indirecte pour une nation, et d’ailleurs de façon encore plus indirecte, voire incertaine, pour une entreprise.


C'est bien là l'enjeu de dénouer les fils de cet écheveau complexe «RDTI », au sens de « Recherche & Développement,Technologie, Innovation » pour tenter de clarifier le débat et d'imaginer des voies nouvelles d'innovation pour les territoires. Car toutes les régions françaises ne deviendront pas la Silicon Valley.


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