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Xerfi Canal TV présente l'analyse d'Olivier Passet, directeur des synthèses - Xerfi

 

Lorsque l’on pense rééquilibrage entre l’offre et la demande, résolution des problèmes de débouché, c’est le compromis fordiste qui fait référence... L’idée est que pour écouler son offre, le capitalisme a besoin d’une redistribution équitable de ses gains de productivité, qui permette de démocratiser l’accès aux nouveaux biens ou services.

 

C’est par une meilleure redistribution verticale, des plus riches vers les plus pauvres, et horizontale, entre ceux qui subissent un risque et ceux qui ne le subissent pas, que le capitalisme a su,  par le passé résoudre son équation de débouchés. Et c’est ce compromis qui se fissure aujourd’hui.
Mais à trop se focaliser sur la redistribution, on oublie trop souvent une seconde dimension du socle social sur lequel s’est bâtie la prospérité des trente glorieuses : la généralisation du salariat, qui a formalisé la relation de travail et sa rétribution.

 

Ce statut, a notamment permis de sortir de l’ombre, de monétiser et de sécuriser un travail qui existait déjà, mais sur un mode informel et sans vraie reconnaissance marchande.


La généralisation du salariat a fait reculer tout le travail à façon ou à la tâche, permettant notamment d’adosser des droits à des formes archaïques de travail, sous rémunérées, sous organisées et sous assurées. 

 

Il a permis de faire reculer le poids des emplois non rémunérés dans les exploitations agricoles ou dans le commerce notamment, beaucoup de femmes assurant alors des tâches essentielles sans statut particulier. Il a permis aussi de monétiser une partie des tâches domestiques, en les externalisant.
Un des principaux ressorts de la croissance d’après-guerre est précisément d’avoir fait sortir tout un pan du travail de la zone noire ou grise du gré à gré informel, de l’avoir inséré dans le circuit économique,  élargissant la base des débouchés.


Or avec le délitement du statut salarial, ce n’est pas seulement à une crise de la redistribution à laquelle nos économies sont exposées. C’est aussi à une crise de sa rétribution. Et c’est probablement un défi tout aussi important, voir plus important que le précédent que nos économies doivent relever.


Il faut dépasser le discours angélique sur le travail collaboratif. Certes le travail collaboratif correspond à de nouveaux besoins de structures de productions plus horizontales. Fonctionnant sur le mode projet. Certes, il correspond à un désir d’autonomie.

 

Mais il constitue surtout une forme extrêmement balbutiante de contribution, qui faute de formalisation crée d’importantes fuites, et une grande opacité dans le repérage de la création de valeur.


Pour prendre la mesure des problèmes, il faut lire ou relire le rapport de Pierre Collin et Nicolas Colin sur la fiscalité numérique de janvier 2013. Je reprends ici leur propos : les utilisateurs, bénéficiaires d’un service rendu, deviennent des quasi-collaborateurs, bénévoles, des entreprises.

 

Collectées, stockées  et traitées pour être intégrées en temps réel à la chaîne de production, les données issues de leur « travail  gratuit » contribuent à brouiller la frontière entre production et consommation… Regardez aussi la vidéo de Vincent Lorphelin sur le vice caché de l’économie du partage  ou ses textes sur l’erreur fondamentale de Jeremy Rifkin.

 

Avec l’extension du travail collaboratif, c’est aussi toute une zone grise du travail qui s’étend et qui sort du circuit de la consommation. Dont la valeur est récupérée par quelques plateformes, quand elles sont valorisées sur un marché. Pour sortir de cette crise de la rétribution, il faut non seulement repenser les cadres juridiques, mais aussi se donner les moyens de tracer la valeur utile des contributions.

 


Olivier Passet, Il faut blanchir le travail collaboratif, une vidéo Xerfi Canal TV


Publié le mercredi 30 septembre 2015 . 3 min. 58

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