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PDG ou stars du foot : quel mérite à sa rémunération ?

Publié le jeudi 8 juin 2023 . 4 min. 11

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Vous avez aimé discuter de l’utilité des milliardaires, vous allez adorer cette nouvelle question si française : les PDG gagnent-ils trop ?

C’est l’objet de ce billet libéral.

Au moment où le président de la République affirmait que le travail ne paie pas assez, l’ONG Oxfam a lancé une offensive contre les patrons des 100 plus grosses entreprises françaises : ils gagnent 97 fois le salaire moyen de leurs employés.

Au pays de l’égalitarisme extrême, impossible de répondre d’un simple : et alors ? Car derrière ce constat se cache une double dénonciation.

Un : cette différence de traitement est injuste et injustifiée. Deux : c’est bien la preuve qu’il y a quelque chose de pourri au sein du capitalisme mondialisé.

Commençons par le premier point, les rémunérations hors sol des grands patrons.

Il faut l’admettre, le petit monde des PDG fait partie du star-syteme, au même titre que les vedettes du showbiz, les traders ou certains sportifs. Leurs salaires en apparence délirants ne reflètent bien évidemment pas la valeur sociale de leur activité en comparaison avec ceux des infirmières ou des éboueurs.

Et, bien évidemment, la clientèle potentielle que desservent les stars n’a rien à voir avec celle d’un plombier, même s’il est le meilleur de sa ville.

Voilà comment le talent de Kylian Mbappé, distribué en mondio-vision à des dizaines de millions de passionnés de foot, s’évalue en centaines de millions d’euros.

Oui, mais alors pourquoi la rémunération du footballeur fait-elle moins polémique que celle, disons, du PDG de TotalEnergies, pourtant quinze fois moindre ?

Sans doute parce qu’il est plus difficile de mesurer avec précision la part de la création de valeur générée par un dirigeant d’entreprise. La contribution d’une star du foot est plus simple : la victoire de son équipe.

Dès lors, les PDG peuvent facilement devenir les boucs émissaires d’un système bien plus profitable pour les sportifs stars qui échappent, eux, à la polémique.

Venons-en au second point : ces excès, réels, décrédibilisent-ils le système tout entier ? Rien n’est moins sûr.

Sur ce sujet, l’Insee nous éclaire. L’institut nous apprend que si les 5 % des Français les plus riches touchent 40 fois plus de revenus que les 5% les moins aisés, après redistribution et utilisation des services publics, l'écart est huit fois moins important entre les premiers et les seconds.

Quelques rémunérations choquantes n’y changeront rien : la machine française à réduire les inégalités n’a pas d'équivalent au monde. Elle redistribue par la fiscalité. Elle atténue aussi les différences via les prestations sociales monétaires ou les transferts en nature (santé, éducation, logement, etc.)

Avec la redistribution élargie aux services publics, les 10% des Français les plus modestes perçoivent en moyenne 17.900 euros par an quand les 10% les plus aisés y laissent de leur poche 46.100 euros.

En ce sens, la dégradation de l'école, des hôpitaux ou de la justice impactent d’abord ces 60% de Français qui reçoivent davantage de l’Etat qu’ils ne lui versent. Dès lors, on ne s’étonnera pas de la corrélation entre recul des services publics et vote extrémiste. L’efficacité de l’Etat et des collectivités locales apparaît ainsi essentielle pour les plus démunis.

Un sujet de fond plus central, admettons-le, que la polarisation des colères sur le dos des PDG.


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