Connexion
Accédez à votre espace personnel
Recevez nos dernières vidéos et actualités quotidiennementInscrivez-vous à notre newsletter
ÉCONOMIE
Décryptages éco Intelligence économique Intelligence sectorielle Libre-propos Parole d'auteur Graphiques Notes de lecture
STRATÉGIE & MANAGEMENT
Comprendre Stratégies & Management A propos du management Parole d'auteur Notes de lecture
IQSOG
RUBRIQUES
Économie généraleFranceEurope, zone euroÉconomie mondiale Politique économique Emplois, travail, salairesConsommation, ménagesMatières premières Finance Géostratégie, géopolitique ComprendreManagement et RHStratégieMutation digitaleMarketingEntreprisesFinanceJuridiqueRecherche en gestionEnseignement, formation
NEWSLETTERS
QUI SOMMES-NOUS ?


Comment lutter vraiment contre les inégalités

Publié le mercredi 31 août 2016 . 3 min. 21

Voir plus tard
Partager
Imprimer

Dans la préface du dernier livre de l’économiste britannique Anthony Atkinson, Thomas Piketty annonce que l’on y trouvera « les contours d’un nouveau réformisme radical ». Et c’est exactement cela. Atkinson, l’un des meilleurs spécialistes mondiaux de la question des inégalités, ne veut pas en finir avec le capitalisme contemporain. Mais il avance une série de propositions à même d’en modifier profondément la nature en faveur des moins favorisés.

 

Le livre commence par offrir un cadre d’analyse pour penser les inégalités afin de les remettre, contrairement à ce qui se passe depuis un siècle, au cœur de l’analyse économique. Tony Atkinson n’est pas convaincu par ceux qui réfléchissent en termes d’égalité des chances, il préfère l’égalité des résultats : donner les mêmes chances à tous c’est bien, mais pour ceux qui n’y arrivent pas, c’est la misère. Inacceptable. Car même si chacun a les mêmes chances de participer à la course, la répartition des récompenses est très inégalitaire. Elle résulte d’un construit social que l’économiste veut changer.

 

Bien entendu, on trouvera dans le livre moult propositions en faveur d’une plus grande progressivité de l’impôt : un taux marginal allant jusqu’à 65 %, l’instauration d’un impôt sur la fortune au Royaume-Uni, un impôt foncier plus élevé, la réduction des niches fiscales et, seulement en idée à creuser, un impôt minimal pour les grandes entreprises adeptes de l’optimisation fiscale agressive.

 

Mais l’ouvrage va plus loin. Atkinson plaide également pour une action publique en faveur d’une distribution de capital aux plus pauvres, une sorte d’héritage pour tous mais sur des bases égalitaires. Il n’aime pas le principe des allocations sous conditions de ressources (les effets de seuil sont importants et ceux qui y ont droit ne les demandent pas toujours) et lui préfèrerait l’allocation d’un revenu de base pour les enfants et pour les adultes.

 

L’économiste fait alors tourner ses gros modèles pour vérifier que tout cela est finançable sans faire déraper les comptes publics. Entre ce qui est pris et ce qui est donné, les propositions tiennent la route. Et qu’on ne lui dise pas que ces changements au détriment des plus favorisés sont impossible en période de mondialisation : c’est à la fin du XIXe siècle et au début du XXe que les prémisses de l’Etat providence ont été mis en place, en pleine première mondialisation !

 

Il y aurait déjà beaucoup à débattre avec ces premières orientations. Mais Atkinson constate que si ses propositions fiscales contribuent à réduire les inégalités, elles sont loin d’être suffisantes. Une véritable action publique dans le domaine doit porter sur la répartition primaire des revenus, dès le moment où ils sont distribués. Comment ? « Il faut dompter les grands groupes puissants » en donnant plus de pouvoirs aux salariés et aux consommateurs, par exemple en renforçant les syndicats.

 

Par ailleurs, l’Etat doit ouvrir un dialogue national sur les rémunérations pour aboutir à un salaire minimum, qui permette de vivre au-dessus du seuil de pauvreté, et à un salaire maximum dans le cadre d’entreprises devant prendre en compte leur responsabilité sociale.

 

Dés débats qui sont loin de ne concerner que la seule Angleterre.

 

Christian Chavagneux, Anthony Atkinson : comment lutter vraiment contre les inégalités, une vidéo Xerfi Canal TV.



x
Cette émission a été ajoutée à votre vidéothèque.
ACCÉDER À MA VIDÉOTHÈQUE
x

CONNEXION

Pour poursuivre votre navigation, nous vous invitons à vous connecter à votre compte Xerfi Canal :
Déjà utilisateur
Adresse e-mail :
Mot de passe :
Rester connecté Mot de passe oublié?
Le couple adresse-mail / mot de passe n'est pas valide  
  CRÉER UN COMPTE
x
Saisissez votre adresse-mail, nous vous enverrons un lien pour définir un nouveau mot de passe.
Adresse e-mail :

STOCKAGE DE VOS DONNÉES

Xerfi Canal utilise et stocke des informations non sensibles (par exemple : adresses IP, données de navigation, identifiants) obtenues par le dépôt de cookies ou technologie équivalente sur votre appareil. L’utilisation de ces données nous permet de mesurer notre audience et de vous proposer des fonctionnalités et des contenus personnalisés.

Les données stockées par Xerfi Canal ne sont en aucun cas partagées avec des partenaires ou revendues à des tiers à des fins publicitaires.

Vous pouvez librement donner, refuser ou retirer à tout moment votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

ACCEPTER PERSONNALISER REFUSER

PERSONNALISEZ LE STOCKAGE
DE VOS DONNÉES

Cookies Google AnalyticsCes cookies permettent d’obtenir des statistiques de fréquentation anonymes du site Xerfi Canal afin d’optimiser son ergonomie, sa navigation et ses contenus.

Cookies de personnalisation du parcours de visiteCes cookies nous permettent de vous proposer, en fonction de votre navigation sur le site, des contenus et/ou des offres de produits et services les plus adaptés à vos centres d’intérêt.

Vous pourrez librement et à tout moment modifier votre consentement en accédant à notre outil de paramétrage des cookies.

VALIDER ANNULER