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ACCUEIL ECONOMIE Secteurs & marchés La chimie du végétal
https://player.vimeo.com/video/235536385?autoplay=1 Jeremy-Robiolle-JRO-La-chimie-du-vegetal-6740.jpg
30/11/201702:52

Les acteurs de la chimie verte retrouvent le sourire. Après une période difficile en 2014 et 2015, l’activité de la filière française s’est redressée en 2016. Et le rythme de croissance s’annonce solide d’ici à 2020, selon l’étude Xerfi France qui avance trois explications à cela. D’abord, les nombreux projets de recherche en biotechnologies vont bientôt passer au stade industriel. Ensuite, les derniers changements réglementaires interdisent les substances pétrosourcées, favorisant de facto les produits de la chimie verte. Enfin, les opérateurs cherchent à créer des molécules nouvelles avec des applications radicalement différentes. En clair, ils ne se contentent plus de chercher de simples palliatifs aux produits pétrosourcés.

 

Ce virage vers les intermédiaires chimiques verts n’est toutefois pas sans risques et il dépendra de la capacité des acteurs à relever plusieurs défis. D’abord, cela suppose une profonde adaptation des process de fabrication des clients. Or, la dépendance des industriels, en particulier de la chimie, à l’égard de la pétrochimie restera prégnante. Ensuite, la conversion à la biomasse implique de consentir des investissements importants mais aussi de remanier son offre en profondeur selon l’étude Xerfi France. Des interrogations sur la disponibilité des ressources végétales pointent également. En vérité, avec le développement des biocarburants et de la filière bois énergie, les conflits d’usage vont mécaniquement se renforcer. A cela s’ajoute l’intensification de la concurrence au niveau mondial. Un pays comme l’Allemagne, par exemple, est à un stade industriel plus avancé que la France dans la transformation chimique de la biomasse.

 

La filière chimique française du végétal devra donc s’industrialiser et se structurer pour gagner en compétitivité selon l’étude Xerfi France. Cette industrie regroupe d’ores et déjà un large éventail d’acteurs qui interagissent et coopèrent pour développer de nouveaux produits chimiques biosourcés. Autour des agro-industriels (comme Tereos ou Roquette), des entreprises de biotechnologies et des groupes de chimie gravitent de nombreux acteurs en amont, en aval ou en soutien à leurs activités. Et toutes ces parties prenantes ont intérêt à développer une offre chimique plus naturelle et à plus forte valeur ajoutée pour se différencier réellement de l’offre de substances pétrosourcées. Pour cela ils se mobilisent sous forme de partenariats (publics et privés) et se côtoient dans des projets de R&D communs. Tous ces opérateurs se regroupent aussi au sein de pôles de compétitivité et de clusters comme le Cluster Chimie Verte. Mais cet écosystème ne sera véritablement efficace que lorsque les équipementiers et les groupes de la gestion des déchets décideront de s’y impliquer davantage…

 

Jérémy Robiolle, La chimie du végétal, une vidéo Xerfi Canal Economie.


Mots clés : Energie / EnvironnementIndustrie

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