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ACCUEIL ECONOMIE Secteurs & marchés Le marché des biosimilaires...
https://player.vimeo.com/video/251317926?autoplay=1 Jeremy-Robiolle-JRO-Le-marche-des-biosimilaires-a-l-horizon-2020-7139.jpg
01/03/201802:45

L’essor du marché français des biosimilaires est incontestable. Les ventes de ces « copies » de médicaments biotech ont ainsi doublé entre 2015 et 2017 pour atteindre plus de 270 M€ selon cette étude Xerfi France. Un doublement rendu possible par les pertes de brevets de médicaments hospitaliers mais aussi par la mise sur le marché des premiers bioéquivalents des blockbusters Remicade et Enbrel. Et 2018 s’annonce comme une année charnière avec la commercialisation des premiers biosimilaires curatifs en oncologie. Leur adoption déterminera d’ailleurs l’évolution du marché au cours de ces prochaines années selon les experts de Xerfi France qui ont élaboré trois scénarios prospectifs. Déjà, les laboratoires Amgen, Biogen, Biogaran, Sandoz ou encore Pfizer sont sur les rangs. Et le spécialiste des génériques Mylan pourrait bientôt les rejoindre. Une multiplication des intervenants sur un petit nombre de molécules qui annonce une concurrence féroce alors que la rentabilité des biosimilaires reste incertaine.


Pour l’instant, le marché français ne compte que huit laboratoires qui se concentrent sur une poignée de molécules à haut revenus. Mais le paysage concurrentiel devrait évoluer sous l’effet de nouveaux entrants potentiels détenteurs d’autorisation de mise sur le marché en Europe, et de grands labos internationaux aux pipelines offensifs. Et mieux vaut avoir les reins solides pour se lancer sur ce marché. Entre les capacités de bioproduction, le savoir-faire clinique ou encore la maîtrise de la promotion hospitalière, le ticket d’entrée est élevé. Il faut compter 7 à 8 ans pour concevoir un biosimilaire et un budget de 150 à 200 M€. Et si les écarts de prix entre les biosimilaires et leurs spécialités de référence vont de 15% à 30% en moyenne, certains opérateurs n’hésitent pas à casser les prix pour éliminer la concurrence.


Face à cette guerre des prix, les laboratoires ajustent leurs stratégies. Shire s’est ainsi recentré sur les maladies rares tandis que Merck KGaA a cédé sa division biosimilaires. Certains ont décidé de réduire la voilure à l’image de Teva. Pour partager les efforts financiers et les risques d’échecs, la majorité des opérateurs optent en fait pour des partenariats. Des collaborations qui ont pour principal avantage de faire jouer les synergies. C’est le cas notamment de Biogaran, Merck & Co ou encore AstraZeneca qui ont noué des partenariats de co-développement avec des CDMO (c’est-à-dire des façonniers), en tête desquels Celltrion et Samsung Bioepis. Car les risques d’échec sont bel et bien réels entre les refus d’AMM ou les retraits de soumission faute d’assurance quant à leur validation.


Mots clés : Santé : Services et industrieMédicamentsSanté

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