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L’industrie boursière dans le monde

Enregistré le lundi 16 mars 2020 . 4 min. 02

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Les places de marché mondiales forment une véritable industrie avec son offre diversifiée, ses ressources et compétences et ses stratégies de développement. C’est aussi une industrie en forte croissance, intégrée verticalement, très rentable… mais menacée.


Selon l’étude Xerfi Global, le chiffre d’affaires cumulé des 10 principaux acteurs a progressé de plus de 10% par an entre 2013 et 2018. Les intervenants ont tiré parti de l’essor des introductions en bourse en Asie et, plus globalement, de la hausse des volumes d’échanges et de la capitalisation boursière. Les acteurs se rémunèrent grâce aux commissions perçues sur le trading et l’activité de compensation qui représentent environ les deux tiers du chiffre d’affaires. A cela s’ajoutent la vente de données de marché, des services technologiques, des opérations post-trading ou encore des services de cotation.


Sans surprise, ce sont les acteurs américains qui dominent par leur taille. Citons ICE qui détient notamment le New York Stock Exchange, CME Group à la tête de Chicago Mercantile Exchange et enfin le groupe Nasdaq qui possède la bourse éponyme mais aussi plusieurs places de marché en Europe. Et avec un taux de marge opérationnelle moyen de 44% au cours de la période 2013-2018, ces acteurs affichent des performances très élevées si on les compare à la moyenne des secteurs des services. En réalité, ce taux est cohérent avec leur rôle d’intermédiaire qui consiste à prélever une commission sur chaque transaction. Dans l’univers du tourisme, Booking, un intermédiaire là encore, affichent un taux d’EBIT de près de 37% sur la période 2016-2018 tandis qu’Alibaba, intermédiaire dans le commerce en tant que marketplace, présente un taux de 29% en moyenne en 2017 et 2018.


Les bourses ont toutefois réussi un tour de force : celui d’améliorer leur marge d’exploitation qui a progressé de plus de 6 points depuis 2013. Elles ont en effet largement automatisé les opérations grâce aux nouvelles technologies. Elles ont en outre mis l’accent sur les nouveaux services et outils d’aide à l’analyse et à la prise de décision qui génèrent des revenus plus rémunérateurs que le trading.


Mais si les marges demeurent un cran plus élevé du côté des intermédiaires boursiers que du côté des marketplaces de la distribution ou du tourisme, c’est qu’elles sont en partie protégées par leur statut de marchés organisés et réglementés :


• Sur le segment des émissions et cotations, soit l’amont de la chaîne de valeur, elles détiennent un monopole local puisque les sociétés implantées dans un pays et souhaitant être cotées n’ont pas vraiment d’alternatives.


• A contrario, les autres activités apparaissent plus ouvertes à la concurrence : c’est vrai sur le cœur de métier (soit les activités de trading), sur les activités de compensation, de post-négociation, de fourniture de technologies et infrastructures de trading ou de commercialisation de données de marché. Sur ces activités, des compétiteurs alternatifs existent, attirés par le niveau de rentabilité.


On comprend alors que les bourses se soient engagées dans une course à la taille pour riposter à ces menaces concurrentielles et sauvegarder leur performance, d’autant que la plupart sont cotées et donc soumis à la pression des marchés financiers. C’est le cas d’Euronext qui a mis la main sur la Bourse de Dublin en mars 2018 puis celle d’Oslo en juin 2019. Fin 2019, c’est la Bourse de Hong Kong qui s’est portée acquéreur de la place de Londres avant d’abandonner son projet de rachat estimé à 32 Md£. Des opérations dont les fondements s’appuient bien sûr sur des logiques industrielles et financières. Mais elles revêtent aussi des enjeux éminemment politiques car les infrastructures de marché restent encore un symbole de pouvoir.


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